CHOISIR JUDICIEUSEMENT : RECOMMANDATIONS D’IMAGERIE POUR LES COMMOTIONS CÉRÉBRALES

Choisir judicieusement : Recommandations d’imagerie pour les commotions cérébrales

Choosing Wisely est une initiative de l’American Board of Internal Medicine, soutenue par de nombreuses sociétés médicales, dont l’American Medical Society for Sports Medicine. Il a été demandé à chaque société de contribuer cinq tests de diagnostic ou traitements que les médecins et les patients devraient remettre en question. Le point fort de ce trimestre est la recommandation « numéro un » de l’AMSSM :

Éviter de demander un scanner ou une IRM cérébrale pour évaluer une commotion cérébrale aiguë, sauf en cas de symptômes neurologiques progressifs, de constatations neurologiques focales à l’examen ou de crainte d’une fracture du crâne.

Closeup shot of an unrecognisable doctor analysing brain scans on a digital tablet
Closeup shot of an unrecognisable doctor analysing brain scans on a digital tablet

L’impact qui entraîne une commotion cérébrale ne provoque pas de grands changements structurels, mais plutôt un changement chimique dans le cerveau qui entraîne un changement généralisé du fonctionnement. Ainsi, une commotion cérébrale est un diagnostic clinique, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’imagerie ou de test sanguin actuel pour diagnostiquer une commotion cérébrale. Même les scanners IRM et CT les plus sensibles actuellement disponibles ne sont pas en mesure de détecter les petits changements qui se produisent dans le cerveau lors de commotions cérébrales. Pour ces raisons, l’imagerie n’est pas systématiquement effectuée lors de l’évaluation. Le diagnostic d’une commotion cérébrale doit être posé par un professionnel de la santé qualifié et compétent dans le diagnostic et le traitement des commotions cérébrales. Le diagnostic est basé sur les symptômes rapportés par l’athlète ainsi que sur un examen physique complet. Les examens physiques peuvent être normaux après une commotion cérébrale. Un prestataire de soins de santé peut demander un scanner du cerveau s’il craint un traumatisme crânien plus grave, notamment une hémorragie cérébrale ou une fracture du crâne. Immédiatement après une blessure, le scanner est l’examen de choix car il est rapide, facilement disponible et les enfants n’ont pas besoin de sédation pour le subir. Il permet d’évaluer rapidement une blessure plus grave qui peut nécessiter un traitement rapide.

Focused neurologist examining MRI scans of young woman
Focused neurologist examining MRI scans of young woman

Les tomodensitogrammes ne sont pas effectués systématiquement pour les commotions cérébrales car ils sont généralement normaux, sont coûteux et exposent le patient à une grande quantité de radiations. Parmi les symptômes qui peuvent faire craindre une blessure plus grave, citons l’aggravation des maux de tête, les crises, les épisodes multiples de vomissements, les difficultés à marcher, la faiblesse ou un examen neurologique qui indique une perturbation d’une certaine partie du cerveau. Après la période initiale post-blessure, si les symptômes continuent de se produire ou s’aggravent, une IRM peut être effectuée. Les IRM peuvent détecter de petites blessures telles que de petits saignements, des cicatrices, des contusions, des anomalies structurelles ou des conditions préexistantes dans le cerveau qui pourraient affecter l’athlète et son rétablissement. Ainsi, la chose la plus importante à faire dans le cas d’une commotion cérébrale est de se faire évaluer par un professionnel de la santé connaissant bien les commotions cérébrales. Un tel professionnel évaluera et gérera les soins de l’athlète pour le faire progresser vers un retour au sport en toute sécurité.